Don't do it ! - PULP68
338
post-template-default,single,single-post,postid-338,single-format-standard,ajax_leftright,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1200,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-10.1.1,wpb-js-composer js-comp-ver-5.5.5,vc_responsive

Don’t do it !

 

Oui je l’avoue, je soutien la campagne ” Don’t Do It ” depuis de nombreuses années. Certains pensent que c’est simplement de la jalousie, à moi de vous expliquer pourquoi !

Il est faux de penser que je n’aime pas NIke parce que je n’en vend pas, ne pas en vendre à été un choix réfléchi que j’assume encore aujourd’hui.

Mes premiers contacts avec Nike ont commencé en 2001, une année avant le lancement de SB, et je l’avoue, à cette période j’ai été extrêmement séduit. Dès les premiers modèles l’entreprise de Portland s’est entourée de designers et de projets qui faisaient rêver ! Ils ne semblaient pas vraiment avoir cette attitude conquérante d’aujourd’hui, juste ultra créative.

Il faut dire qu’ils revenaient un peu la queue entre les jambes, après s’être fais dégager du core skate suite à première tentative quelques années auparavant. La démarche bien que vil, semblait assez positive, amener de l’art autour de la skateshoes.

Pour le technique, Nike gérait encore secrètement ( enfin pas pour les plus curieux qui avaient découvert le truc.. ) SAVIER, entouré d’un team assez solide ( Staba, Anderson, O’Connor, White, Janoski, Laitiala, Eldridge, Roro… ) Alors que pour eux, tout était déjà écrit, pour nous tout semblait clair, Savier pour le technique, Sb pour l’art.

Savier à été en fait, une porte d’entrée pour les skateshops qui ne voulaient pas de Nike ( et qui n’avaient pas eu la présence d’esprit de se dire qu’une marque qui venait de Portland, avait forcément un lien avec Nike ) et qui l’avaient claquée lors de la première entrée.

Très vite , l’entreprise à changé d’épaule… Finit Savier, tout se nommera désormais NIke Sb, même stratégie employée aujourd’hui pour faire de Sb du Nike tout court!

Un peu comme les atermondialistes anti-Nike, avec des Converse au pieds ( enreprise rachetée elle aussi par le géant à la virgule )

C’est là que j’ai compris le danger, Nike n’était pas là pour le plaisir, mais pour le business. Mes potes de l’autre côté du monde me racontaient leurs galères avec les minimums de commande et les modèles imposés totalement invendables. Le marketing imposé par Portland, la privation de liberté au niveau des teams locaux, etc…

Contrairement à Nike, les majors comme Adidas ou Puma étaient déjà présentent dans le skate, offrant des shoes à certains riders. Puma avait Ken Lieu, le Suisse Chany, Richard Paez ou Robbie Gangemi. Adidas comptait déjà The Gonz ou Quim Cardona. La seule différence était le marketing, ces entreprises communiquaient très peu au niveau du grand public se contentant de donner des shoes et de placer un peu de pubs dans les mags.

C’est vraiment il y a dix ans que tout à changé, lorsque Nike à signé Paul Rodriguez. Finit de rire, l’argent devient le maître mot !

Alors que tout n’est plus que business dans le skate, pourquoi refuser cela de la part de Nike ?

Premièrement, parce que dans les années 90, beaucoup de monde skatait des Jordan et des Dunk, lorsque ces riders demandaient à Nike une ou deux paires, la réponse était toujours la même, ” nous ne voulons aucunes affiliations avec ce sport qui ne nous intéresse pas ” un peu bizarre comme retournement de veste…

Deuxièmement parce que Nike ne crée rien, ils ne font que s’acheter de la crédibilité à coups de millions. Les récentes affaires du Soty et d’autres résultats de contest ( que certains nient en bloc ) en sont une preuve. Cette stratégie à toujours été appliquée par la marque.

J’ai toujours ADORE Nike dans le basket et sincèrement je n’ai pas assez de recul pour savoir comment cette entrée à été réalisée, mais pour le foot, je me souviens que Nike n’arrivait pas à rentrer dans ce sport, fief d’adidas et d’autres comme Umbro. Pour faire sa place, la marque a commencé par racheter l’équipe de Brésil pour un contrat astronomique, d’autres s’en suivront, poussant Umbro quasiment à la faillite.

Umbro qui, au bord du gouffre sera racheté par Nike pour finir de la détruire et s’en débarrasser quelques années plus tard, une fois la marque historique quasi effacée du marché.

Cette conclusion m’amène directement au troisième point. Le rouleau compresseur Nike détruit tout sur son passage, en s’assurant un monopole, ils s’assurent également la contrôle de ce sport. Vous pensez être libres de choisir, ce n’est plus le cas.

Nike contrôle dans la plupart des shop la gestion des marques concurrentes, vous voulez vendre du Nike ” Sb “, ok mais vous ne pourrez plus avoir ceci ou cela. Résultat, aujourd’hui les marques qui ont vraiment crée ce sport, qui ont écrit les pages de l’histoire meurent les unes après les autres tan la pression est forte. Vous en doutez, ressortez les vieux Thrasher, comment imaginer autant de publicité et de placement de produits dans un magazine qui leur crachait ouvertement au visage ?

C’est simple, lorsque la concurrence n’a plus de budget pour communiquer, le titre tombe, Nike vient et impose ses lois. C’est cela que je nomme l’achat de crédibilité.

Je n’ai pas grand chose à dire sur la qualité, elle est comme pour bien des marques ni bonne ni mauvaise,  c’est surtout l’éthique qui me dérange.

Je comprend qu’en tan que skateur de 17 ans on s’en branle, mais n’oubliez pas que d’autres ont écrit cette histoire. Et cette histoire, je tente de la sauver tous les jours.

Combien de marques de skateshoes sont mortes aujourd’hui et combien il en restera demain ? Cette décision c’est aussi la vôtre. Le skate à grandit dans un monde qui s’opposait à une société ultra commerciale. Aujourd’hui, tout à changé et c’est normal, mais lorsqu’il ne restera plus rien, vous le regretterez aussi !

L’image du skate doit-elle être le résultat d’un combat marketing à coups de fric entre équipementier de foot ? … ben merde !

Selon certaines sources, la finalité de tout cela se nomme Olympique, alors si vous n’aimez pas la Street League, je n’ose imaginer ce que peut être le skateboard au JO ! Managé par l’UCI… Avec Mr White comme ambassadeur ! Parce que oui, c’est ce qui nous attend!

dontdoit

 

 

 

 

 

 

admin
jim@pulp68.com