Darkstar Sorayama Collector Edition

Darkstar frappe fort avec cette collaboration avec l’artiste japonais Hajime Sorayama.

Bien connu pour ses pin-up et illustrations, il à également participé à la création du robot Aibo de chez Sony

Une série à rider, mais aussi à collectionner.

Le nombre de planches disponibles sur le marché est relativement limité !

Si le monde érotico mécanique vous plaît, ne passez pas à côté de cette série !

 

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Osiris D3, la skateshoes universelle

Avant l’arrivée de Nike Sb et de la Janoski, réussite savamment orchestrée par la firme à la virgule, c’est Osiris qui détenait les clefs du succès, avec la très controversée Osiris D3. Une chaussure designée par Dave Mayhew et qui n’était pas destinée à un tel succès

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Qui, combien, comment, des réponses fournies par Dave lui même.

Beaucoup de gens connaissent l’Osiris D3, mais pas nécessairement sur toi.

Ma carrière a été au sommet entre 1993 et 2002. En 1993, je suis passé pro pour Evol pendant mon année de lycée. J’étais juste un enfant du Wisconsin puis ils ont fait une vidéo intitulée « Back in Black », c’était ma première vidéo part et le début de ma carrière pro

En 1994, je me suis déplacé vers San Diego et  skaté avec les gars de Maple tout le temps et  je suis devenu pote avec Marc Johnson. Tous les gars de chez Maple me voulaient dans le team, j’ai quitté Evol pour mes premiers sponsors Maple, Krux et Etnies. Krux a publié ma première pub dans le magazine Slap; c’était un nollie nose kickflip flip out.

Et devenir pro, ça consistait en quoi ?

On touchait environ 500$ par mois, mais seules les compagnies de deck payaient les riders, le reste c’était quelques dollars pour payer les voyages en cas de démo et du matériel. C’est fou de penser à cela aujourd’hui.

Même après avoir filmé une part  pour  Etnies « 5 High » , je ne touchais toujours rien de leur part, d’ailleurs, personne n’était payé. Ils ne nous donnait que des chaussures et des t-shirt.

La première génération de fabricants de chaussures de skate était Vans, Etnies et Airwalk, et tout le monde skatait pour une de ces sociétés. Finalement, je suppose que tout le monde a commencé à se poser les mêmes questions, «ces marques se font énormement d’argent grâce à nous et ils ne nous donnent rien ? » Mais il n’y avait aucun moyen de le dire sans prendre le risque de se faire virer.

La seule chose que j’ai reçu de leur part c’était un billet d’avion pour le premier Tampa Pro.

Dans les années 90, la pression des riders à commencé à faire changer la situation, mais ils ont tenu bon le plus longtemps possible. C’était parfait pour eux. Il n’y avait que peu de marques et nous n’avions pas le choix.

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Alors, quand vous avez signé chez Osiris, vous étiez l’un des premiers rider de cette équipe?

Mon ancien commanditaire Evol essayait de démarrer une division chaussures sous le nom Evol Footwear, mais je ne pense pas que cela avait un sens. Ils avaient déjà une grosse gamme de produits et il fallait se diversifier. Utiliser le nom d’Evol n’était pas la bonne solution. Ils nous ont demandé de venir et nous ont proposé des noms, Osiris à été la préférence du team et des patrons.  . L’équipe originale  Adam McNatt, Gershon Mosely, et Tyrone Olson et moi, la compagnie était prête à démarrer sous ce nom.

Est ce qu’Osiris vous a proposé de l’argent pour rejoindre le team et pour porter des chaussures avec votre nom ?

Oui, nous avons eu un  » golden welcome  » mais nous avions choisis le  » design by  » plutôt qu’un pro-model. C’était sûrement une erreur au niveau financier, mais à l’époque seuls quelques riders avaient des chaussures à leur nom. Il y avait Danny Way et Colin Mc Kay chez Dc, Sal Barbier chez Etnies, je les respectais beaucoup et je pensais que je n’étais pas à leur niveau. Le pro-model est très vite devenu la norme, mais les contrats étaient signés.

C’était le début d’une grande révolution dans le skate, les shoes payaient trois fois plus que les marques de decks. Ils devenaient le simple support pour vendre des chaussures.

La D3 ,n’est pas la Detroit, mais le troisième modèle de Dave
Ma première conception a été appelée Mayhem, une conception simple. Pour le second, le Damager, je l’ai gardé simple mais essayé d’ajouter ces évents sur le côté parce que les chaussures étaient volumineuses à ce point. Mais pour ma 3ème chaussure, le D3, je voulais quelque chose de fou.

À ce moment-là, j’étais en tournée de promo et il y avait de plus en plus d’entreprises et les chaussures de skate fleurissent dans les magasins. Je passait beaucoup de temps dans les shop et je me suis dis, je veux quelque chose de différent, d’unique, quitte à ce que cela ne plaise pas à tout le monde.

Et la suite, l’arrivée du design ?

J’étais dans Sports Authority et il y avait une chaussure de randonnée, j’ai vu qui avait de grands trous au sommet. Je pensais que ce serait cool si ils les mettaient sur le côté de la chaussure et ils ont accepté. Je suis allé à Osiris avec l’idée de la d3 et nous avons commencé à travailler sur la chaussure. Osiris était ouvert à tout. Nous avons commencé à faire circuler des échantillons, les réactions était divisées, certains adoraient d’autres détestaient.

J’ai eu les propriétaires de magasins au téléphone ils étaient fous, il n’avaient jamais vu cela la demande était telle que nous n’arrivions plus à suivre les commandes. 

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« je l’ai vendu tant de vos chaussures que j’ai acheté une deuxième maison!« 

Je me suis fait prendre à mon propre jeu, la D3 se vendait tellement que je ne les portais plus moi-même. Je voulais un design unique qui me permette d’avoir quelque chose d’original au pieds, mais elles avaient tellement de succès que tout le monde les portait, je trouvais cela insupportable.

Pensez-vous que votre nom ait joué un rôle dans ce succès ?

Honnêtement, je ne pense pas, peut-être au premier abord. Ensuite, c’est devenu dingue. Fred Durst de Limp Bizkit portait la chaussure, Avril Lavigne les portait sur la couverture de son album. C’était bien au delà du skate. Osiris était juste au bon moment et au bon endroit et cela les à mené au succès. Dans les cours de récré, dans les concerts de rock et dans les raves party.  J’ai détesté cela. Je voulais faire une chaussure de skate mais cela à échappé de mes mains.osiris-d3-2000

Après un tel succès, quel est votre rapport avec Osiris ?

Franchement, ce n’est pas l’entente, malgré le succès, cette chaussure ne portait pas mon nom, je n’ai donc rien touché, ni un meilleure salaire, ni des royalties. Chez eux, tout le monde se payait de nouvelles voitures, de nouvelles maisons, et les derniers gadgets à la mode alors que moi je devais continuer de rider pour eux à plein temps pour le même contrat. Aujourd’hui je suis patron d’un skateshop et je ne vend même pas leur produits.

Il y a une rumeur d’un chèque de 80’000 $, qu’en est-il ?
C’est la réalité, mais ce n’est pas grand chose au final. L’état prend un tiers. Et c’était sur une période de 3 ans. Beaucoup de gens pensent que je suis devenu très riche avec cela mais on en est loin, j’ai une maison et une famille, c’est tout. Si on fait le calcul, qu’on enlève les frais, les voyages promo, les sessions et toutes les dépenses, il ne reste pas grand chose.
La D3 est la chaussure de skate la plus vendue.
Oui c’est vrai, mais d’une courte période, Osiris à fait beaucoup d’argent avec cette chaussure, cela leur a permis de rester indépendant, mais la situation semble être très compliquée pour eux aujourd’hui. Ils ont peut être un peu trop surfé sur ce succès et ne se sont pas assez ré-inventés.
Que s’est il passé après ? votre nom semble avoir disparu assez vite de la scène skate ?

La planche à roulettes du début 2000 à beaucoup changé.  Je ridais pour Enjoi à l’époque et MJ dirigeais la société. Il a fini par dépenser trop de temps de temps à faire des trucs d’affaires et pas autant de temps sur sa planche. Il se dirigea vers Chocolate quelques années après cela et je me suis que c’était le bon moment pour faire autre chose.

J’ai eu une mauvaise blessure à la cheville en 1995 qui est encore douloureux à ce jour. Je voulais sauter 11 marches et je n’ai pas plaqué mon tricks. Ma jambe était à peu près noir et bleu à mi-mollet. Je ne pouvais pas m’accroupir. Les médecins ont expliqué que j’ai eu la chance d’être encore en mesure de skater à nouveau. J’ai finis par avoir la chirurgie de la cheville en 2000. Après ma rééducation je me suis rendu compte que le niveau était monté en flèche que que je ne pourrais jamais rattraper cela.

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Et aujourd’hui ?

J’ai quitté mes sponsors et San Diego pour revenir à Madison, Wisconsin. J’ai adoré cette période dans cette grande ville, mais j’avais besoin de revenir au calme. je suis un gars du Midlewest.

J’étais un peu perdu au début, probablement comme tous les gars du skate qui se retirent. Plus de star system, plus de cartons à ouvrir remplis de fringues, plus de voyages, de signatures. C’est une autre vie.

J’ai fondé une famille et ouvert mon skateshop avec Derek Apel, Alumni, il y a bientôt 10 ans. La scène de Madison n’était pas trop active, on a essayé de se bouger et pas mal de vidéos ont étés diffusées.

 

Sources: Google, Jenken, Tws

Apocalypse Mini, The End

Voilà, c’était la dernière session avant le démontage de la mini-rampe. Elle va laisser place pendant quelques ois à l’exposition  » Sailor Tiki & Hula  » Return to paradise. Une dernière session digne de tous ceux qui ont profité de ses courbes généreuses pendant 5 années.

Félicitation à Andrès Villada ( Tranzport ) pour sa première place, Sasha Conca ( Pulp68 / Fulness )pour sa deuxième place et Jigdral (Pulp68) pour la 3ème après un run de qualif d’anthologie.

Merci Sofink Tattoo, Eleventh et Peroni pour les bières !

 

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Happy End

Voilà, après 5 ans et demi de bons et loyaux services c’est l’heure du démontage de la mini-rampe Keith Haring.

Définitivement ou pas, la question reste ouverte, mais elle va faire place à l’exposition Sailor, Tiki & Hula  » Return to paradise  » d’Als Tiki qui se déroulera du 11 Juin au 3 Juillet 2016.

Je tiens à remercier les protagonistes de cette aventure et qui ont fait de cette endroit un lieu mythique qui à largement circulé au delà de nos frontières. Tout d’abord un grand merci à Clément Tréboux et tous ceux qui ont aidé à la construction, Manu, Aitor ( je ne me souviens plus des noms de tous ). Puis les peintres, la famille Thomas, Steph, Milan,  et Vincent qui avaient lancé l’idée de cet hommage à Keith Haring, les 2 Alex et tous les autres. Ensuite, il y a tous ceux qui l’on skatée les premiers runs de Yann, le retour sur une board de Cookie Cat, tous les enfants qui ont un jour testé un skate dans ce lieu.

Des souvenir pour de nombreuses personnes, un lieu qui vivra à jamais !

Au delà d’une mini-rampe. c’est toute l’histoire qu’elle porte en elle qui est gravée sur ces plaques de bois…

Rendez-Vous Mardi 26 Avril pour un dernier contest de fin de 17h à 20h

 

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