Skate & coffee Act 1  » bis « 

 

La météo incertaine aura eu raison de la rampe des Evaux, cependant la réunion est maintenue chez nous, à l’abris ( ou presque !!!!  ) de la pluie.

RDV  en fin de matinée dès 11h, Pulp68 fournira des croissants pour les téméraires, il paraît que cela à une vertu magique sur l’arthrose !

La rampe est un peu plus technique et plus raide mais au moins, elle ne sera pas mouillée…

Mêmes conditions, avoir plus de 35 ans…

Oldies But Goodies !

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Skate & Coffee Act 1

Nous vous l’avions annoncé, ce printemps allait être dédié à tous les pratiquants !

Le premier  » Skate & Coffee  » est donc agencé pour ce Samedi 18 Avril

Rampe des Evaux – Dès 10h – Parking à proximité

Chemin François-Chavaz 110
1213 Onex

SEULE CONDITION POUR PARTICIPER, AVOIR PLUS DE 35 ANS !!!!!!! ( dérogation acceptée pour les accompagnants / tes )

Pour le reste, c’est Buffet Canadien, venez les mains pleines ou vides c’est vous qui voyez

La rampe restera ouverte à tous et les protections fortement recommandées !

oldies_but_goodies_vol_3

Samedi 4 Avril, une journée un peu particulière…

Le samedi 4 avril se déroulera le tournage d’un film dans les locaux de Pulp68. Une situation un peu particulière où nous vous demanderons un peu de patience si la porte est fermée…

C’est aussi l’occasion de retrouver Maxime Kathari dans son nouveau métier qu’est acteur…

MaximeKICKFLIPGenve

 

Skate&Coffee

Vous connaissez les  » Cars&Coffee « , ces rassemblements de passionnés sur des parkings, qui exposent et échangent à propos de leurs voitures.

Pulp68 propose d’organiser les Skate&Coffee ! de petits rassemblements ponctuels réservés au plus de 35 ans pour des sessions de mini le samedi matin…

Pas de pression, cafés / croissants et petits tricks entre  » vieux  » ( ou vielles )  bien loin de l’agitation de Plainpalais.

Un concept simple, à partager.

Si cela vous intéresse, merci de répondre sur la page Facebook afin de pouvoir estimer le nombre de participants  » potentiels  »

Unknown

Ma ville change…

 

Je me ballade en ville et je vois ma ville changer. Elle s’embourgeoise, et s’endort dans une sorte de marasme réveillé ci et là par des bars où la bière coûte 5.-

Je viens d’une époque ou Genève ressemblait à Berlin, à Barcelone, ou la moitié de l’Europe qui n’en était qu’à ses débuts venait découvrir cette Genève de l’underground.

Les squats, les bars, toute cette vie souterraine qui faisait aussi la réputation de cette ville. Genève savait mixer, réguler ces deux cultures, celle du luxe et celle de la culture alternative.

Elle ne l’avait pas vraiment choisi, la spéculation immobilière et les lois avaient crée cette génération, créative, artistique et débrouillarde qui se nourrissait de ses propres influences, de ses propres envies.

On passait d’un lieu à un autre, d’un bar à une soirée, d’une expo à une perfo. Rien n’était franchement légal, mais cela existait, et cette situation arrangeait tout le monde.

Pulp68 est un vestige de cette époque, un endroit non conforme ou se croisent banquiers et visiteurs, skateurs et passionnés, d’ici ou d’ailleurs.

Mais quelle place aura Pulp68 dans la Genève de demain ? et surtout y a-il encore une place pour Pulp68 dans cette ville. Une question complexe à laquelle la réponse n’est pas si facile. Si pour nos visiteurs et ceux qui utilisent ce lieu la réponse semble évidente, pour nous elle ne l’est pas.

Je viens d’une époque ou les skate s’achetaient chez Panik, All Access ou encore Urban Project. Il n’était pas question de marques établies, pas question d’acheter un skate dans un supermarché ou sur internet. Le refus du conformisme était présent.

Puis tout à changé. nous avons gardé ou tenté de garder l’essentiel, la culture et l’histoire au détriment du business. Un choix que nombreux acclament, mais qui, au quotidien à un prix, celui de la survie.

Les locaux du 115 Vernier tombent en ruine et les différentes visites de ces dernières semaines ( architectes, urbanistes, chargés de projets ) nous indiquent que notre temps est compté dans cet endroit.

Il faut réfléchir, repenser, faire le bilan, car la question la plus évidente reste: Pulp68 a-il une place dans le paysage Genevois actuel et de celui de demain ?

Ce lieu vit, et fait vivre des gens, transmet la passion, écoute et apprends, et cela grâce à son côté différent. A Pulp68 on rentre pour y passer du temps, pour prendre son temps, un lieu ou l’échange est bien plus important que l’argent. Un lieu unique ou le seul partage offert reste celui de la passion. Une transmission importante entre des générations de passionnés.

Il y a des succès story, de ceux issus du skate qui sont aujourd’hui architectes, banquiers, vendeurs ou peu importe, il y a ceux qui ont connu leur heure de gloire au détours d’une interview, d’une photo, d’une parution dans une vidéo ou dans un magazine. Ceux qui ont contribué à cet endroit, à le faire vivre, y travailler un jour,  ou cinq ans. A bricoler un truc ou un autre. On y a tous appris quelque chose.

Derrière tout ce travail se cache des heures de boulot, de contacts, de créations pour faire vivre cet endroit. Vous ne voyez que le résultat et qui, parfois, n’est même pas à la hauteur de tout l’acharnement dépensé…

Se battre, vivre de cette passion, survivre et la faire survivre, voilà le quotidien… Genève et le reste du monde se mobilisera certainement, le jour, où,… mais pas sûr que cela sera suffisant. Genève à changé, bien trop changé !

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